Un homme dont le fils a été tué par son ex-conjointe dénonce le fait qu’il ait dû payer toutes les dettes de cette dernière après le drame qui la touché.

Nancy Landry a plaidé coupable cette semaine à une accusation réduite d’homicide involontaire et a été condamnée à huit ans de prison.

Le 19 février 2011, elle avait mis des médicaments dans le jus de son fils Nathan, trois ans, avant de l’étouffer.

Elle avait tenté de se suicider, mais avait été secourue à temps.

De longues procédures judiciaires ont suivi ce moment, apportant de nombreuses difficultés au père de l’enfant, Éric Garneau.

M. Garneau et Mme Landry étaient en effet en instance de divorce au moment du drame.

«C’est elle qui en avait fait la demande et je l’avais accepté», a-t-il précisé en entrevue à «Denis Lévesque».

Dans une lettre adressée au juge dans cette affaire, il a exposé sa situation financière qui a été difficile dans les mois qui ont suivi le meurtre de Nathan.

«Comme on était en situation de divorce, du jour au lendemain, il n’y a plus eu de négociation. Madame a été prise en charge par le gouvernement puisqu’elle se retrouvait sans ressources», a-t-il dit.

« Moi je me retrouvais avec la maison, le compte conjoint. On m’a dit que si je ne payais pas, cela allait affecter mon crédit, etc. J’ai donc dû retourner au travail rapidement et payer une bonne partie des dettes de madame.»

M. Garneau a finalement obtenu le divorce après quatre ans, au prix de certaines concessions.

«Pendant ces quatre années, j’avais un dépôt qui se faisait toutes les semaines de mon compte pour la maison au compte conjoint. Et je devais regarder si personne ne volait cet argent puisque je n’avais pas le choix de garder ce compte conjoint», a-t-il détaillé.

«Le gouvernement ne m’a jamais aidé comme étant une victime collatérale, mais au contraire, avec le curateur public, il a ramassé un gros montant d’argent pour payer les frais de madame.»