Incroyable, le conjoint d’une femme enceinte en Arkansas aura le pouvoir d’empêcher prochainement un avortement, même dans le cas d’un viol ou d’inceste, grâce à une nouvelle loi signée par le gouverneur de l’État Asa Hutchinson.

La loi 45 permettra aux présumés pères d’un enfant à naître de poursuivre un médecin qui procèderait à un avortement ou encore de déposer une injonction pour empêcher l’intervention.

Cette loi pro-vie interdit également la majorité des avortements à partir du deuxième trimestre de la grossesse. Les procédures de dilatation et d’évacuation ne pourront plus être réalisées. Selon l’association de médecine américaine, il s’agit de l’intervention la plus sécuritaire pour la femme enceinte après une grossesse de 14 semaines.

Le quotidien britannique The Independant rapporte que 683 des 3771 avortements pratiqués en 2015 l’avaient été par ce type d’intervention.

Les parents d’une femme enceinte pourront également s’opposer à un avortement si elle est mineure.

La puissante American Civil Liberties Union (ACLU), une association de défense des droits civiques, a déjà signalé qu’elle s’opposerait à cette loi avant son entrée en vigueur plus tard cette année.

De nombreux internautes ont aussi manifesté leur désapprobation sur les médias sociaux en utilisant le mot-clic #ArkansasAct45.

Des projets de loi antiavortement semblables ont également été votés dans quatre autres États et ont été jugés anticonstitutionnels par les tribunaux et ont été annulés.

La célèbre décision Roe v. Wade prise par la Cour suprême en 1973 avait légalisé l’avortement aux États-Unis.